Cet article a été publié dans le numéro d’août 1988 de la revue Cadrage.
Extrait
D’hier à aujourd’hui, le cinéma a joué un grand rôle dans le processus de construction symbolique et imaginaire d’une communauté. Il a développé une représentation de Marseille qui n’a cessé de se transformer au fil des années, s’inspirant de l’histoire, de la littérature, du théâtre, des spectacles populaires et de la mémoire collective en général. Ainsi, tout comme la littérature française a livré diverses visions de Marseille, le cinéma n’a cessé d’imaginer la ville, la présentant tantôt comme le lieu du règne de la mafia (« The French Connection »), tantôt comme le siège d’une lutte des classes sans merci sur fond de crise économique, ou encore comme point de chute des immigrés (« Bye, Bye », « Bella Ciao »).
Reconstruite et déconstruite d’un film à l’autre, la ville a maintes fois fasciné les cinéastes, dont deux en particulier : Marcel Pagnol et Robert Guédiguian (…).
Nathalie Katinakis travaille à l’Université du Québec (Montréal).
L’intégralité de l’article est disponible sur le site de la revue Cadrage.