Cet article a été publié dans la revue Urbanisme N° 338 « Urbain – rural » de septembre/octobre 2004.
Extrait
Il y a entre l’art du réel – l’architecture – et celui de la représentation du réel – le cinéma – des attirances et des antagonismes qui témoignent de la complexité de leur éventuel entrelacement. Certains architectes s’inspirent directement du cinéma pour ouvrir de nouvelles pistes esthétiques ; bon nombre de réalisateurs viennent de l’architecture ou sont passés par des études d’architecture. Les cinéastes développent inévitablement un savoir sur les lieux, au point d’en faire souvent des protagonistes à part entière du récit. Le rapprochement entre ces deux arts, plein de promesses, excite l’esprit car il laisse entrevoir la possibilité de saisir les liens entre le réel et l’imaginaire, néanmoins le principe de réalité semble toujours l’emporter. La plupart des études sur les rapports architecture/cinéma conservent la dualité du sens commun selon laquelle se trouvent d’un côté le réel et l’architecture et de l’autre l’imaginaire et le cinéma. Arnaud François, architecte, docteur en « études cinématographiques et audiovisuelles », enseignant à l’école d’architecture de Normandie, tente d’inverser le débat (…).