The Shade

Seul dans son appartement, Simon veille le corps de sa femme, Anna, qui vient de se suicider. Prostré, il se souvient de leur rencontre un an auparavant. Prêteur sur gages dans le Spanish Harlem de New-York, Simon a vu apparaître Anna dans sa boutique. Touché par sa beauté et sa tristesse, il la demanda en mariage.

The Shade est inspiré de l’œuvre de Dostoievski.

Raphaël Nadjari ouvre plusieurs pistes ­ sociale, policière, sexuelle, métaphysique ­, sans insister sur aucune, si ce n’est, peut-être, l’emprise angoissante d’un New York perpétuellement enténébré, filmé comme une ville d’Europe centrale. Malgré quelques accès de maniérisme, le cinéaste parvient à donner un film troublant et très homogène, tout entier dédié à l’opacité de ses deux personnages.
Louis Guichard (Télérama)

Originaire de Marseille, Raphaël Nadjari étudie les arts plastiques à Strasbourg avant de travailler pour la télévision : il conçoit des génériques pour des émissions telles que La Marche du siècle, et signe en 1997 le scénario du téléfilm P’tit bleu.
Même s’il ne parle pas un mot d’anglais, ce fan de cinéma américain indépendant décide ensuite de partir aux États-Unis, où il tourne le court-métrage Snow Bird en 1998.
Installé à New York, Raphaël Nadjari réalise les longs-métrages The Shade, puis I am Josh Polonski’s brother et Apartment #5C. Ainsi s’achève sa trilogie américaine, puisque Raphaël Nadjari tourne son prochain film à Tel-Aviv.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015