Téhéran sans autorisation

Téhéran sans autorisation

Téhéran, non pas vu comme une mégapole au pied des volcans, mais tel un personnage.
Téhéran, non pas comme habité, mais habitant lui-même, se mouvant, changeant visage, humeur et corps.
Téhéran, étrange, familier, sauvage et accueillant.
Téhéran, pénétré sans qu’on ait frappé à sa porte.
Téhéran traversé à vive allure par un regard perçant, comme une flèche tirée au hasard, une feuille emportée par le vent.
Téhéran, ses jours bouillonnant et le secret de ses nuits, brûlant de mille feux.
Téhéran comme jamais vu auparavant…

«Téhéran sans autorisation est conçu comme un collage, pour faire en sorte que le spectateur puisse partager mes sensations au maximum à travers les images, comme s’il faisait une balade avec moi, qu’il découvrait Téhéran à travers mes yeux… Le défi était de passer inaperçue pour pouvoir filmer le plus librement possible. D’échapper à la surveillance omniprésente des autorités, mais aussi de réduire la distance qui sépare le filmeur de son sujet. Voilà pourquoi j’ai décidé de tourner le film avec un téléphone portable. En tournant le film au printemps 2008, je sentais en permanence un désir de liberté sous jacent malgré la répression politique et la présence policière palpable dans la ville. En témoignent les flots de confidence que j’ai pu récolter. Les événements qui ont bouleversé l’Iran depuis les élections fortement controversées du 12 juin 2009 confirment ce pressentiment.» — Sepideh Farsi

Née à Téhéran, Sepideh Farsi vit entre Paris et Téhéran depuis 1984. Après des études de mathématiques et quelques années de pratique photographique, elle réalise des courts-métrages de fiction, puis réalise ses premiers documentaires, dont Homi D. Sethna, filmmaker rencontre un grand succès d’estime. Elle réalise son premier long métrage, Rêves de Sable, en 2003.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015