Sous la peau de la ville

A Téhéran, dans un climat tendu pendant les élections parlementaires de 1998, une mère, Tuba, travaille durement à l’usine pour faire vivre sa famille. Abbas, l’aîné des fils, qui rêve d’ascension sociale et d’une vie meilleure pour sa famille, tente, avec la complicité de son père, d’obtenir un visa pour aller travailler à l’étranger.

Une belle vue en coupe de la modernité iranienne et de ses contradictions tragiques. (…) Avec cette fiction dynamique et équilibrée, Rakhshan Bani-Etemad élude brillamment le pittoresque, les clichés souvent véhiculés par certains cinéastes iraniens. La cinéaste tient les promesses de son titre en offrant une vision ample et diverse de la vie urbaine en Iran. Un film à chaud. Vincent Ostria (Les Inrockuptibles)

Rakhshan Bani-Etemad a souhaité faire un film sur les enjeux de la société iranienne de son temps, loin de tout pittoresque. Destinée à la base pour un public iranien, le film ne manquera pas de casser les idées fausses des occidentaux qui imaginent encore Téhéran comme une ville archaïque, loin de toute modernité. De plus, la ville est autant le cadre du film, qu’un personnage à part entière.

Sous la peau de la ville a été présenté dans plusieurs festivals internationaux et a reçu de nombreux prix. Il a valu à sa réalisatrice le titre de meilleure réalisatrice d’Asie.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015