Paris qui dort

À son réveil, le gardien de la tour Eiffel découvre un Paris complètement abandonné. Seules cinq personnes se promènent dans la ville déserte.

Un savant fou réussit à paralyser Paris, subitement privé de vie. Seuls les gardiens de la tour Eiffel, un pilote d’avion et ses passagers ont échappé au sortilège… Paris qui dort est un hommage à Mack Sennett et aux pionniers du cinéma français. René Clair avait 20 ans. Poète, reporter, puis comédien, il faisait ses débuts de metteur en scène. On sent qu’il est à la recherche d’un style propre au « cinématographe », loin du cinéma d’adaptation qui fleurissait alors. L’oeuvre d’un tout jeune réalisateur, contestataire et prometteur !
Télérama

Fils d’un commerçant auvergnat installé à Paris, René Clair est élevé dans le quartier des Halles. Évacué du front pendant la Première Guerre Mondiale, il est présenté à Léon Daudet et devient journaliste à L’intransigeant. Il fait simultanément ses premiers pas en tant que comédien.

Plutôt attiré par l’idée de devenir romancier que par celle de faire du cinéma, il se montre réticent lorsque son frère le présente au cinéaste Jacques de Baroncelli. Il en devient finalement l’assistant pendant la période du muet (Pêcheurs d’Islande, Carillon de Minuit et La légende de Soeur Beatrix).
Par la suite, il réalisera plus d’une trentaine de longs-métrages et en écrira beaucoup d’autres.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015