L’amour existe

Amour

Ce premier film de Pialat, L’amour existe, est un court métrage documentaire sur la banlieue parisienne. Les images à la fois terribles et belles s’articulent avec un texte plein de rage sur ces territoires géographiques et humains laissés pour compte dans une société de consommation naissante.
À cette période, la Nouvelle Vague florissante jette son dévolu sur le quotidien de jeunes parisiens de la classe moyenne ; Pialat, lui, s’exile en périphérie et livre un film édifiant sur les conditions de vie d’une grande partie de la population française.

Ce film a reçu les récompenses suivantes :

  • Prix Louis-Delluc (1960)
  • Lion Saint-Marc à la Mostra de Venise (1961)
  • Prix Louis Lumière (1961)

Après une formation de peintre et la réalisation, dans les années soixante, et la réalisation de plusieurs courts métrages, Maurice Pialat signe en 1970 son premier long métrage, L’Enfance nue. En 1972, le cinéaste réalise un grand succès public, Nous ne vieillirons pas ensemble. La réalisation d’À nos amours en 1983 marque un tournant dans sa carrière, dont les œuvres deviennent de plus en plus intenses et exigeantes tout en adoptant un ton proche de l’autobiographie. Viendront À nos amours (César du Meilleur film), Sous le soleil de Satan (Palme d’Or), Van Gogh, Le Garçu...

Avec seulement dix films à son actif, Maurice Pialat aura livré une oeuvre exigeante durant toute sa carrière. Ecorché vif, anti-conformiste, pessimiste, il véhiculait une certaine légende et était considéré comme l’un des plus grands réalisateurs français, sinon le plus grand, par nombre de ses pairs.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015