La 25ème Heure

La 25ème heure

La dernière nuit de liberté de Monty, un trafiquant de drogue, avant qu’il ne purge une peine de prison de sept ans au pénitencier d’Otisville. Autrefois l’un des rois de Manhattan, il s’apprête à dire adieu à une vie de faste et de plaisirs qui l’avait également éloigné de ses proches. Une soirée est organisée à cette occasion dans un night-club tenu par Oncle Nikolai, un mafieux russe. Tout son entourage y est réuni : son père, avec il va tenter de renouer des liens, ses deux anciens potes Jakob et Slattery, Kostya, un ami et complice russe, et Naturelle, sa compagne… Monty pense d’ailleurs que c’est elle qui l’a dénoncé aux agents fédéraux.

Mais l’heure tourne et celui-ci doit faire des choix.

La 25ème Heure, c’est un dealer qui passe ses dernières 24 heures de liberté dans le New York d’après le 11 septembre (…). Même si le roman et le scénario ont été écrits avant le 11 septembre, nous savions qu’il fallait inclure l’évènement dans le film. Il ne s’agissait pas d’être démonstratifs mais d’inclure cette nouvelle réalité dans le climat, dans le décor. Ignorer ce qui s’est passé et ce que cela a changé dans la ville est impossible. Ne pas en tenir compte, ne pas le présenter dans le contexte aurait été au moins une erreur, au pire un mensonge. Nous avons intégré les conséquences de cette tragédie au scénario, et c’est devenu un élément qui a été incorporé à la photo et même dans le dialogue.
Spike Lee

 

La projection sera suivie d’une rencontre avec l’architecte Massimiliano Fuksas.

Massimiliano Fuksas est né en 1944 à Rome. Il a reçu une formation de peintre avant d’embrasser la carrière d’architecte. C’est auprès de Giorgio De Chirico qu’il s’initie à la couleur, qui sera une composante importante de son œuvre. Marqué par le maître de la peinture métaphysique, Fuksas mènera de front une activité de peintre et son métier d’architecte. Comme il le dit lui-même « Être architecte ne me suffit pas. »

Il réalise de nombreux bâtiments : La Maison des arts de Bordeaux (1995)
, Les tours jumelles de Vienne, en Autriche (1996), Le Centre de développement Ferrari à Maranello, en Italie (2004), Les Zénith de Strasbourg et d’Amiens (2008)
 ou bien encore Le Centre Pereas pour la Paix à Tel Aviv, en Israël (2009).

Sa présence le vendredi 14 mars permettra de comprendre ses inspirations car « Dans mon travail d’architecte, j’ai très souvent trouvé mon idée de départ devant le grand écran, dans la solitude d’une salle obscure ».

 

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015