I am Josh Polonski’s brother

I'm Josh Polonsky's Brother - Raphaël Nadjari - Ville et Cinéma

Synopsis

Issus d’une famille juive soudée, les trois frères Polonski, Ben, Abe et Josh, travaillent ensemble dans leur magasin de tissus du Lower East Side à New York. Leur vie bascule lorsque Josh est brutalement abattu dans la rue devant Abe.
Déterminé à enquêter sur les circonstances de sa mort, ce dernier se retrouve plongé dans les bas quartiers de New York. La rencontre avec Jill (Meg Hartig), une call-girl, la présence oppressive de la famille, le conflit grandissant avec le frère aîné, les relations distantes avec sa femme déclenchent chez lui un désir de fuite vers l’inconnu.

« I am Josh Polonski’s brother est aussi fragile et émouvant que son outil est antique. (…) Raphaël Nadjari esquisse un film captivant sous tous rapports. » (Les Inrockuptibles)

« Un film d’exil en quelque sorte qui rend compte d’un monde qui se perd (la synagogue est désertée, les clubs de strip-tease sont sur le déclin) en s’appuyant d’une part sur une base de cinéma yiddish et de l’autre sur une iconographie américaine fortement marquée mais qui a également tendance à disparaître. » (Interview de Raphaël Nadjari, Les Inrockuptibles)

A propos du réalisateur

Originaire de Marseille, Raphaël Nadjari étudie les arts plastiques à Strasbourg avant de travailler pour la télévision : il conçoit des génériques pour des émissions telles que La Marche du siècle, et signe en 1997 le scénario du P’tit bleu, un téléfilm de la collection d’Arte Petits gangsters. Même s’il ne parle pas un mot d’anglais, ce fan de cinéma américain indépendant décide ensuite de partir aux États-Unis, où il tourne le court-métrage Snow Bird en 1998.
Installé à New York, Raphaël Nadjari y met en scène en 1999 son premier long métrage The Shade, adaptation de Douce, nouvelle de Dostoïevski déjà portée à l’écran par Bresson. Un sentiment d’urgence se dégage de cette œuvre exigeante, réalisée avec peu de moyens, et présentée à Cannes dans le cadre de la section Un Certain Regard. Un an plus tard, il tourne en super 8 I am Josh Polonski’s brother, hommage à Abraham Polonsky et à la série B des années 40, dans lequel on retrouve les thèmes chers au cinéaste (la judéité, la famille, le désir refoulé), son goût pour l’improvisation, ainsi que son acteur-fétiche Richard Edson, figure-culte de l’underground new-yorkais.
Raphaël Nadjari poursuit dans cette veine avec Apartment # 5 C, nouvelle variation autour du film noir, présentée à la Quinzaine des réalisateurs en 2002. Portée par la lumineuse comédienne israélienne Tinkerbell, cette oeuvre semble clore une trilogie américaine, puisque Raphaël Nadjari part tourner son film suivant à Tel-Aviv (Avanim, Tehilim).

Ce film sera au programme de la prochaine édition du festival Ville et Cinéma.

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