Gloria

Gloria

Gloria est une call-girl qui a été la maîtresse d’un parrain new-yorkais. Une amie et voisine lui confie son fils de six ans quelques minutes seulement avant d’être froidement abattue avec sa fille, sa mère et son époux. Ce dernier, ancien comptable de l’organisation du crime, avait eu des contacts avec le FBI. Gloria, qui a accepté de s’occuper de l’enfant à contrecœur, s’enfuit avec lui et avec le précieux livre de comptes de la mafia. Elle connaît bien ceux qui la poursuivent et tente de négocier, mais c’est peine perdue, car la règle est stricte, afin de donner l’exemple il faut tuer l’enfant. S’ensuit alors une cavale dans plusieurs quartiers new-yorkais.

Edito : 

John Cassavetes, acteur promis à un destin de star (Les Douze Salopards, Rosemary’s baby), est un pionnier du cinéma indépendant américain depuis la fin des années 50 et son premier film Shadows. Il laisse une œuvre marquante, profondément libre et influente (on ne compte plus les cinéastes qui s’en réclament) à l’image de Faces, Husbands ou Meurtre d’un bookmaker chinois qu’il réalise tous hors des studios.

En 1980, il met en scène une nouvelle fois sa femme et actrice fétiche, Gena Rowlands, dans Gloria … cette fois-ci pour le compte de la Columbia.

Si John Cassavetes a longtemps renié ce film le considérant comme une trahison vis a vis de son cinéma en faisant un pacte avec Hollywood, Gloria n’en reste pas moins une œuvre sublime, à mi chemin entre un portrait de femme d’une rare sensibilité et un road-movie urbain haletant. Gloria remporte d’ailleurs le Lion d’or à Venise en 1980.

 

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015