Dark City

Tout commence dans une salle de bain. On y voit un homme sur le front duquel perle une goutte de sang, dans une baignoire. Une lampe vacille, l’homme se réveille. Seul dans un étrange hôtel. Très vite, il découvre qu’on le recherche pour des meurtres dont il n’a aucun souvenir. Puis, que les choses ne sont pas comme elle devraient l’être lorsqu’il la ville s’endort brusquement et que tout change. C’est le moment que choisissent les « Étrangers » pour apparaître.

Dark City est un film très sombre mélangeant science-fiction et culture comics.
La spirale est une figure qui y revient fréquemment : marques sur le corps de la femme, labyrinthe des rats, forme des nuages… Symbole du temps, elle combine la notion de « temps cyclique » (cycle des journées, des saisons, de la vie) et celle de « temps linéaire » (progression, changement). Une spirale dans laquelle les hommes, tels les rats du laboratoires, sont entraînés.

Le personnage du docteur dans le film porte le nom d’un des patients qu’a eu Freud dans le cadre de son étude de la paranoïa : Daniel Paul Schreber. ce n’est donc pas par hasard si le scénario fait référence à cette étude du théoricien de la psychanalyse.

Les décors du film ont été réutilisés pour le tournage de Matrix (1999), notamment pour la scène d’introduction où Trinity échappe aux agents en sautant d’immeuble en immeuble. La scène de fin sur la jetée avec Jennifer Connelly a été reproduite quasiment à l’identique dans les films Requiem for a Dream et House of sand and fog.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015