Cléo de 5 à 7

Cléo, belle et chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café du Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

Lors du festival de Cannes 2012, une copie numérique restaurée de Cléo de 5 à 7 a été présentée, restaurée par Ciné Tamaris et CNC Archives Françaises.

Agnès Varda grandit à Bruxelles. Elle quitte en 1940 la Belgique bombardée pour rejoindre Sète, où elle passe son adolescence, avant de monter à la capitale. Élève de Bachelard à la Sorbonne, étudiante à l’École du Louvre, elle obtient un CAP de photographie, sa première passion.
Son premier long métrage, La Pointe courte (1954), est monté par le jeune Alain Resnais. Ce coup d’essai, qui mêle avec peu de moyens chronique réaliste et étude psychologique, annonce les audaces de la Nouvelle vague. Le succès public suivra en 1961 avec son deuxième film Cléo de 5 à 7.

Elle accompagnera aux États-Unis son mari Jacques Demy, et c’est à Los Angeles qu’elle tournera Lions love et Mur, Murs.
Puis viendront, entre autres, Le BonheurLes Créatures, L’Une chante, l’autre pasSans toit ni loi ou Les Glaneurs et la glaneuse.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015