Café Lumière

Café Lumière - Ville et Cinéma

Yoko revient d’un séjour à Taïwan et visite une librairie à Jimbocho, le quartier des bouquinistes de Tokyo. Hajime dirige la boutique, c’est un garçon silencieux qui enregistre le bruit des trains de la ville. Après le divorce de ses parents, Yoko avait été élevée par son oncle devenu aveugle, à Yubari, dans l’île d’Hokkaido, au nord du pays. Aujourd’hui, elle reprend contact avec son vrai père et sa nouvelle épouse. Elle mène aussi des recherches sur le compositeur taïwanais Jiang Ewn-Ye, qui travailla un certain temps au Japon. Hajime aide Yoko dans ses travaux. Ils s’entendent bien et fréquentent ensemble les nombreux cafés de Tokyo…
C’est la fête d’Obon, Yoko est de retour chez son père. Elle lui annonce qu’elle est enceinte d’un Taïwanais et qu’elle souhaite garder l’enfant pour l’élever seule. Son père et sa belle-mère semblent inquiets…

En hommage à Ozu, voici un film sensible et délicat, tout entier consacré à la présence quotidienne des êtres dans la ville et dans la vie, à leurs solitudes attentives, aux liens ténus qui se tissent entre eux. La mise en scène de Hou Hsiao-hsien, rigoureuse et limpide, crée un charme très pur.
Marie Noëlle Tranchant (Le Figaroscope)

Café Lumière se veut un hommage au grand cinéaste Yasujiro Ozu, décédé en 1963. Peu connu en France, à la différence d’Akira Kurosawa, sa filmographie révèle un cinéaste attaché à l’étude des mœurs de la classe moyenne japonaise.

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015