A bout de Course (Running on Empty)

A bout de course

Danny, jeune homme de 17 ans, est le fils d’anciens militants contre la guerre du Vietnam. Ses parents Annie et Arthur Pope organiserent un attentat à la bombe contre une fabrique de napalm. Un gardien meurt lors de l’explosion. Depuis, les Pope sont en fuite. Danny vit assez mal cette situation de mensonge et de dissimulation. Mais tout va basculer lors de sa rencontre avec Lorne Philips, la fille de son professeur de musique.

Edito : 

Sydney Lumet nait dans les années 20 et débute sa carrière à la télévision pour se consacrer ensuite au cinéma. Cette première expérience lui colle comme une étiquette et lui vaut pendant longtemps d’être considéré comme un simple « bon faiseur » de films. Un jugement totalement injuste tant le cinéaste de Douze Homme en colère (1957), a réalisé une œuvre riche, cohérente et profonde.

Cinéaste de « gauche », Sydney Lumet s’est attaqué tout au long de sa carrière (il meurt en 2011 après avoir réalisé plus de 30 films) à des thèmes forts tels que la Justice ou la télévision et propose un regard sensible et juste sur la société américaine. S’il ne se démarque pas par un style clinquant, il a néanmoins réalisé plusieurs chefs d’œuvre tels Serpico, Un après midi de chien, Network dans les années 70 ou plus tardivement A bout de course.

Ce dernier, réalisé en 1988, est un film d’un lyrisme rare qui s’inscrit totalement à contre-courant d’une décennie dévolue aux Blockbusters, aux thèmes légers et à l’esthétique « clipesque ». A bout de course est un film de résistant, dans la droite ligne du cinéma américain des années 70. Loin d’être son film le plus connu, A bout de course est peut être son plus beau.

 

Festival Ville et Cinéma de la Maison de l'Architecture en Ile de France : «Intimité», du 23 au 26 juin 2015