Synopsis
Nicky et Uri, deux jeunes Israéliens, débarquent à New York et vivent de petits larcins. De galère en galère, ils quittent Manhattan et s’installent à Brooklyn, dans un appartement très modeste. L’immeuble est administré par Max, un homme autoritaire et cynique, immobilisé sur un fauteuil roulant. Harold Fisher, son beau-frère solitaire et timide, s’occupe de l’entretien et des travaux dans le bâtiment. Un soir, lors d’une dispute avec Uri, Nicky se tire accidentellement une balle dans la jambe. Pris de panique, le jeune homme s’enfuit. Harold se porte alors à son secours. Il la prend en charge, la fait soigner, puis l’aide à chercher un emploi. Il commence à la regarder autrement.Malgré l’opposition de Max, une liaison de tendresse s’établit entre ces deux êtres fragilisés par la vie.
« Troisième volet d’une originale trilogie new-yorkaise, ce tableau au charme mélancolique d’une poignée d’immigrés solitaires confirme l’originalité d’un jeune réalisateur français installé outre-Atlantique. » (Annie Copperman, Les Échos)
A propos du réalisateur
Originaire de Marseille, Raphaël Nadjari étudie les arts plastiques à Strasbourg avant de travailler pour la télévision : il conçoit des génériques pour des émissions telles que La Marche du siècle, et signe en 1997 le scénario du P’tit bleu, un téléfilm de la collection d’Arte Petits gangsters. Même s’il ne parle pas un mot d’anglais, ce fan de cinéma américain indépendant décide ensuite de partir aux États-Unis, où il tourne le court-métrage Snow Bird en 1998.
Installé à New York, Raphaël Nadjari y met en scène en 1999 son premier long métrage The Shade, adaptation de Douce, nouvelle de Dostoïevski déjà portée à l’écran par Bresson. Un sentiment d’urgence se dégage de cette œuvre exigeante, réalisée avec peu de moyens, et présentée à Cannes dans le cadre de la section Un Certain Regard. Un an plus tard, il tourne en super 8 I am Josh Polonski’s brother, hommage à Abraham Polonsky et à la série B des années 40, dans lequel on retrouve les thèmes chers au cinéaste (la judéité, la famille, le désir refoulé), son goût pour l’improvisation, ainsi que son acteur-fétiche Richard Edson, figure-culte de l’underground new-yorkais.
Raphaël Nadjari poursuit dans cette veine avec Apartment # 5 C, nouvelle variation autour du film noir, présentée à la Quinzaine des réalisateurs en 2002. Portée par la lumineuse comédienne israélienne Tinkerbell, cette oeuvre semble clore une trilogie américaine, puisque Raphaël Nadjari part tourner son film suivant à Tel-Aviv (Avanim, Tehilim).
Ce film sera au programme de la prochaine édition du festival Ville et Cinéma.