Dark City

Dark City, d'Alex Proyas

  • Film d’Alex Proyas
  • Avec William Hurt, Richard O’Brien, Jennifer Connelly
  • Pays : USA
  • Genre : Fantastique
  • Durée : 1h35
  • Sorti en 1998

Tout commence dans une salle de bain. On y voit un homme sur le front duquel perle une goutte de sang, dans une baignoire. Une lampe vacille, l’homme se réveille. Confusion et incompréhension sont alors son lot lorsqu’il s’aperçoit qu’il est dans un étrange hôtel et qu’il est recherché pour des meurtres dont il n’a aucun souvenir.
On apprend, en suivant l’homme dans sa quête d’identité et de mémoire, qu’il s’appelle John Murdock et qu’il est poursuivi par un détective du nom de Bumstead pour les meurtres qu’il aurait commis.

Bientôt, il comprend que les choses ne sont pas comme elle devraient l’être lorsqu’il voit la ville entière s’endormir brusquement et que tout change. C’est alors qu’apparaissent les « Étrangers ».
Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?
John peut résister à leurs étranges pouvoirs de contrôle et de création (aussi appelée « syntonisation ») et s’aperçoit qu’il peut utiliser le pouvoir de syntoniser…
Que va-t-il en faire s’il survit à la poursuite des Étrangers ?

La bande-annonce

Notes

C’est un film très noir qui semble mélanger la science-fiction et les comics américains. La spirale est une figure qui revient fréquemment dans le film : marques sur le corps de la femme, labyrinthe des rats, forme des nuages…
C’est le symbole du temps, alliant la notion de temps cyclique (cycle des journées, des saisons, de la vie) et la notion de temps linéaire (progression, changement).
Les hommes, tels les rats du laboratoires, sont entraînés par cette spirale.

Daniel Paul Schreber est le nom d’un «&nbsp:patient » de Freud, dans une étude de cas consacré à la paranoïa. Le nom très approchant du docteur du film n’est pas un hasard, le scénario utilisant de nombreux éléments de cette étude sur la paranoïa.

Le héros, John Murdoch, vit dans une chambre d’hôtel portant le numéro 614. Ce chiffre se réfère à l’évangile selon St Jean dans lequel le chapitre 6:14 traite de l’arrivée du Messie.

Les décors du film ont été réutilisés pour le tournage de « Matrix » (1999) : notamment pour la scène d’introduction où Trinity échappe aux agents en sautant d’immeubles en immeubles. La scène de fin sur la jetée avec Jennifer Connelly a été reproduite quasiment à l’identique dans « Requiem for a Dream », quand Harry (Jared Leto) rêve, ainsi que dans le film « House of sand and fog ».

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