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Le Corbusier : Mesures de l’homme

Le Centre Pompidou consacre une exposition à l’œuvre de Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier. Architecte et urbaniste visionnaire, théoricien de la modernité, mais aussi peintre et sculpteur, Le Corbusier a profondément marqué le 20e siècle en bouleversant la création architecturale et la façon « d’habiter ». Le Centre Pompidou invite le public à comprendre tout l’œuvre de cette grande figure de la modernité à travers la notion de proportion humaine, le corps humain s’imposant comme un principe universel définissant toutes les dimensions de l’architecture et de la composition spatiale …

(Crédits photos : Robert Doisneau)

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Exposition « Revoir Paris » par François Schuiten et Benoît Peeters

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La Cité de l’Architecture et du Patrimoine propose une exposition de François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités Obscures. Dans cette exposition, ils font dialoguer leurs vision futuriste de la Ville Lumière, avec une sélection de dessins d’architectes et de projets d’urbanisme conçus pour Paris depuis deux siècles. La métamorphose de Paris depuis les travaux d’Haussmann, est illustrée par des documents historiques originaux confrontés aux planches de leur dernier album Revoir Paris. Aux dessins et documents originaux s’ajoute un écran circulaire de grande dimension accueillant une projection 3D interactive, en partenariat avec l’Institut Passion for Innovation de Dassault Systèmes. (Cité de l’Architecture et du Patrimoine)

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Cycle Nouvel Hollywood

A partir du milieu des années 60, le cinéma américain est à bout de souffle.

Les recettes traditionnelles des grosses productions n’attirent plus la jeunesse et la concurrence de la télévision dans les foyers va plonger l’industrie hollywoodienne dans le doute et l’incompréhension.

C’est alors qu’une génération de jeunes cinéastes va prendre d’assaut les studios hollywoodiens (la citadelle hollywoodienne). Influencés par la nouvelle vague et le cinéma réaliste européen, ces apprentis réalisateurs, grâce à des nouvelles caméras beaucoup plus légères, vont sortir dans la rue, raconter leurs histoires: filmer leur époque…

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Cinemacity : Paris vu par le 7ème Art

Cinémacity - Arte

Cinémacity – Arte

Paris est sans doute l’une des villes les plus filmées au monde et le cinéma s’est beaucoup nourri de son charme et de ses mystères. Rares sont les places, rues ou quartiers qui n’ont pas été imprimés par la pellicule. Rares sont les balades parisiennes sans évocations cinématographiques, riches, variées et inscrites dans nos mémoires. De René Clair à Woody Allen en passant par la Nouvelle Vague, Cédric Klapisch, Jean-Pierre Jeunet et bien d’autres encore, Paris a souvent inspiré les cinéastes du monde entier. Mais jusque là, il fallait faire appel à sa mémoire pour associer un lieu à une scène de film.

Le pôle web d’Arte France et le studio Small Bang ont imaginé l’application Cinemacity qui permet justement de voyager dans Paris à travers le cinéma. Cinemacity géolocalise dans Paris des extraits de films à ­l’endroit même où ils ont été tournés. Des balades sont ­proposées aux utilisateurs pour découvrir la ville à travers le cinéma. Une belle trouvaille pour raviver la mémoire cinématographique de Paris et se promener autrement.

Réédition « Intégrale Jacques Tati »

Jacques Tati

Les Films de Mon Oncle

 

 

 

 

 

 

Studio Canal et Les Films de Mon Oncle viennent de sortir l’intégrale Jacques Tati dans un superbe coffret en version restaurée. Ce très bel objet présente les 6 films et 7 courts métrages du cinéaste architecte, grande figure du comique français et subtil observateur de son époque. Ville et Cinéma apprécie tout particulièrement ce grand inventeur, sensible et généreux, auteur des célèbres Jour de fête, Mon Oncle ou bien encore PlayTime. Le coffret comprend également des suppléments passionnants, concoctés par LE spécialiste de Jacques Tati, Stéphane Goudet.

« Detroit, portrait d’une capitale déchue » par la Bibliothèque du Centre Pompidou

Photo Yves Marchand & Romain Meffre

Photo Yves Marchand & Romain Meffre

Detroit, portrait d’une capitale déchue est le titre d’un dossier consacré par la bibliothèque du Centre Pompidou à la « Motor city ». Ce document explore les multiples facettes de cette ville à l’aune de sa récente banqueroute.

Détroit, 03 décembre 2013 : celle qui fut l’une des capitales du 20ème siècle est officiellement déclarée en faillite. Avec une dette de 18,5 milliards de dollars, désormais célèbre pour la suppression de ses services de première nécessité et ses gigantesques ruines industrielles, la principale ville du Michigan souffre des effets secondaires de l’american way of life. Et croit en sa guérison prochaine. Portrait en autant de surnoms, des plus affectueux aux plus cinglants, que lui ont donnés les médias et ses habitants, les Detroiters (…).
Bibliothèque du Centre Pompidou

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Étude : Grand Écran à Paris et à Londres : quelle géo-économie du cinéma?

Étude : Grand Écran à Paris et à Londres : quelle géo-économie du cinéma?

Vaea Deplat et Marjorie Wiest nous font l’honneur de mettre à la disposition de Ville et Cinéma une passionnante étude sur l’économie du cinéma et en particulier sur l’histoire et la géographie du cinéma à Paris et à Londres. Ce travail très documenté met en perspective deux économies du cinéma, deux géographies et analyse leurs évolutions à travers l’histoire du 7ème art. Comment le cinéma s’invente dans la cité, quels sont les enjeux économiques liés à la naissance des mutliplexes dans ces deux grandes villes ?
Autant de thématiques qui sont au cœur des questions liées au cinéma et au développement culturel et urbain.

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« Les Terrasses » de Merzak Allouache

affiche_film_les_terrassesLe dernier film de Merzak Allouache «Les Terrasses», sorti en France ce mois-ci, rencontre déjà un beau succès depuis sa présentation à Venise en 2013. L’auteur de « Chouchou », « Le repentis » et « Harragas » donne une peinture assez sombre de la société algérienne, malgré le cadre et l’atmosphère enivrante des terrasses d’Alger.

Le film se déroule à travers cinq histoires, cinq lieux et cinq moments particuliers d’une journée. Il s’agit de cinq terrasses situées dans les quartiers historiques du centre d’Alger et des cinq temps de la journée que découpent les prières quotidiennes de l’Islam. Les thèmes sont la corruption, la drogue, la jeunesse désenchantée, l’islamisme rampant, les traumatisme des années noires du terrorisme, et la violence faite aux femmes passée et présente…

Le découpage spatio-temporel, au delà d’un simple procédé de dramaturge, nous plonge dans l’univers social et urbain de la Méditerranée. Les toits des villes d’orient, comme celui de « L’immeuble Yacoubian »*, ont la capacité de réunir dans un espace minimal, un maximum d’histoires, car les terrasse de ces villes sont des espaces essentiellement sociaux. Loin d’être des lieux privés, éloignés de la sphère publique, l’usage des toits-terrasses est essentiel à l’urbanité : les protagonistes se partagent cet espace, y cohabitent ou se rencontrent dans ces lieux, où se nouent et se dénouent les drames cachés de la société.

La ville orientale n’est pas comme la ville européenne, surdéterminé par la distinction des espaces publics et privés. La distinction se fait entre le bâti ouvert et fermé, l’espace public existant comme point de rencontre entre les deux ; c’est l’espace creux dans le bâti : le souk, le hammam, la cour intérieur, la terrasse, qui sont avant tout des espaces sociaux fondés sur l’échange. Loin de l’effervescence des rues, la terrasse est donc une zone d’intimité et de contact où peut naître un autre regard sur la société et émerger un discours critique : un regard suffisamment distancié pour exister, tout en demeurant profondément inscrit dans la chair de de la cité.

Judith

* Roman de l’écrivain égyptien Alaa al-Aswany publié en 2002